» L’art au Pays basque : la mosaïque pour panser les fêlures de Bayonne «
Au Cœur de la ville
Un parcours urbain poétique, semé de 8 mosaïques insérées dans les trous du bitume à Bayonne. Née de la co-création avec des habitant·es, chaque mosaïque contient une ou plusieurs lettres. Ensemble, elles forment un message caché, à retrouver en flânant dans les rues. Placées sur une carte, elles forment un dessin, comme un battement discret au centre de la ville. Cette œuvre invite à ralentir, à s’ancrer, à redécouvrir son environnement.
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Akelarre
Installée discrètement lors de la nuit d’Halloween à Bayonne, cette mosaïque urbaine s’inspire des Akelarres, ces rassemblements nocturnes liés aux sorcières du Pays Basque et notamment de la région de Zugarramurdi. L’œuvre rend hommage aux femmes accusées à tort et à leur courage face aux peurs de leur époque. Composée de fragments recyclés, Akelarre mêle mystère et mémoire collective, invitant les passant·es à une réflexion sur l’histoire et la résilience. Une œuvre symbolique, posée là où on ne l’attend pas, entre lumière et ombre.
Rituel
Inspirée des rituels et des potions des sorcières de Zugarramurdi, elle associe des teintes rouges et orangées évoquant le feu des cérémonies, et des verts symbolisant les herbes utilisées dans les rituels. L’œuvre a été conçue lors d’un atelier participatif organisé au café Akelarre, puis posée dans l’espace public à proximité immédiate du lieu. Cette intervention s’inscrit dans une démarche de réparation poétique de l’espace urbain, mais aussi de réparation de la mémoire de ces femmes.
La Bouche du Petit
À l’entrée du quartier festif du Petit Bayonne, cette bouche vampirique, posée à Halloween, semble aspirer les excès et les débordements nocturnes. Une œuvre grinçante et symbolique, entre humour et critique, qui questionne nos habitudes urbaines sous un jour plus sombre.
Trou de mémoire
Installée dans le quartier juif de Saint-Esprit à Bayonne, cette mosaïque en forme d’étoile de David rend hommage à la mémoire juive du lieu. Posée discrètement dans l’espace public, elle invite à se souvenir de ce qui a été effacé, à réparer l’oubli par un geste symbolique et lumineux.
Octobre rose
Représentant le ruban rose, cette œuvre a été réalisée en octobre, lors d’un atelier collectif mené avec Femmes des Territoires, un réseau auquel l’artiste appartient. Cette œuvre s’inscrit dans un projet plus large de création d’un parcours dédié à la visibilité des femmes dans l’espace public. L’artiste développe actuellement ce parcours et recherche des structures accueillant du public souhaitant organiser des ateliers.
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