Fresque en mosaïque réalisée dans le cadre du festival international de street art Points de Vue
Projet de mosaïque dans l’espace public — Rue de la Cabotte à Bayonne, 2024
- Commanditaire : Communauté d’Agglomération Pays Basque
- Lieu : Escalier public, quartier Saint-Esprit
- Type : Fresque en mosaïque sur contre-marches
- Surface : 31 marches – 10 m²
- Contexte : Festival Points de Vue

Réalisée rue de la Cabotte, dans le quartier Saint-Esprit à Bayonne, cette fresque en mosaïque transforme un escalier public en parcours sensible.
Conçue dans le cadre du Festival International de Street Art Points de Vue, sur commande de la Communauté d’Agglomération Pays Basque, elle s’inscrit dans une réflexion autour du voyage, de la mémoire des lieux et du cheminement intérieur.
Déployée sur 31 marches, l’œuvre accompagne le mouvement du corps et du regard. Elle invite à ralentir, à observer, à traverser.
Ce type de projet peut être adapté à d’autres territoires, dans des contextes de requalification d’espace public, de création de parcours artistique ou de projets participatifs.
Une fresque en mosaïque transforme un escalier public
La fresque se révèle progressivement au fil de l’ascension. Invisible lors de la descente, elle apparaît pas à pas, dans un rythme qui accompagne celui du marcheur.
Cette montée devient une expérience. Un passage du bas vers le haut, de l’ombre vers la lumière, où chacun est invité à se situer, à ressentir, à se projeter.
Les fragments de miroirs intégrés à la mosaïque captent la lumière et les silhouettes. Le passant s’y reflète, entre dans l’œuvre, et en devient une partie.



Vous souhaitez développer un projet similaire dans votre territoire ?
Raconter la mémoire d’un territoire à travers le médium de la mosaïque
Le quartier Saint-Esprit est un territoire traversé depuis des siècles. L’œuvre s’ancre dans cette histoire en faisant émerger différents récits de voyage.
On y retrouve les traces des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, évoqués à travers une immense coquille en mosaïque de miroirs visible de loin. Puis, dans la composition, une constellation de détails vient raconter la richesse du quartier, de haut en bas:
- La main de l’artiste, qui représente tous les artistes ayant œuvré à laisser des traces à Saint-Esprit
- réseau ferré régional, qui était représenté par une fresque peinte sur un mur à côté de la gare à l’époque de sa construction
- Les trois marches de l’escalier du Mikvé, bain de purification juif qui se visite dans l’immeuble d’à côté. Les « purifiés » redescendaient à Saint-Esprit par l’escalier, pour ne pas croiser les personnes entrant par la place de la République. À droite, l’étoile de David
- Les pierres jaunes de Mousserolle très utilisées dans le quartier (notamment l’église)
- Le chat de l’escalier, si vous restez un moment vous pourrez le voir
- La cabosse du cacao, qui a voyagé depuis l’Espagne jusqu’en France via Saint-Esprit, et que la communauté juive travaille depuis son immigration (au centre, la fleur du cacao)
- L’eau de l’Adour, où les marins étaient de passage, et la fontaine de la place de la République, source d’eau potable de toute la ville
- Le caducée d’Hermès, Dieu des voyageurs (on le retrouve sur la gare)
- Le charbon et le vin, que vendait une dame dans cette rue au moment où elle aurait été nommée “rue de la cabotte”, “petite cave” en gascon.
Chaque élément agit comme un fragment d’histoire, révélant les récits multiples qui traversent ce territoire.
Le projet a été développé en dialogue avec le service du patrimoine, afin d’inscrire l’œuvre dans une transmission fidèle et sensible de l’histoire locale.




Une fresque entièrement crée avec des matériaux revalorisés
La fresque est réalisée à partir de matériaux de seconde main : carrelages, miroirs, fragments récupérés.
Une partie de ces éléments a été collectée directement dans le quartier. Des commerçants ont contribué en fournissant des morceaux de leur propre carrelage, intégrant physiquement leur lieu dans l’œuvre.
Des habitants ont également apporté des objets. Une femme a confié des assiettes ébréchées, sans savoir comment elles seraient utilisées. En passant devant l’escalier pendant le festival, elle les a reconnues dans la mosaïque. Ce moment de surprise révèle la dimension vivante du projet.
La matière devient ici un lien. Chaque fragment porte une trace, une mémoire, une présence.
Une invitation à effectuer son propre voyage intérieur, du noir vers la lumière
Cette fresque en mosaïque est conçue comme un parcours visuel et symbolique, du bas vers le haut de l’escalier.
Les premières marches, aux tonalités sombres, évoluent progressivement vers des teintes plus claires, dominées par le blanc et les reflets des miroirs. Cette transition accompagne le mouvement du corps et renforce la perception de montée.
L’intégration de fragments de miroirs invite le passant à se voir dans l’œuvre, à se situer dans le parcours, et à vivre une expérience plus personnelle du lieu.
Cette approche fait écho au thème noir et blanc du Festival Points de Vue, interprété ici comme une transition, un passage.
Le projet s’inscrit dans une réflexion plus large sur le voyage, envisagé à la fois comme déplacement dans l’espace et comme transformation intérieure.


Une recherche ancrée dans l’histoire
Le projet a été conçu en dialogue avec le service du patrimoine de la Ville de Bayonne.
Un travail de recherche et d’immersion a permis d’identifier les éléments historiques et symboliques du quartier. Une visite guidée a nourri la conception de l’œuvre, permettant d’ancrer chaque détail dans une réalité existante.
Cette approche donne à la fresque une double lecture : artistique et documentaire, sensible et située.





Une œuvre artistique qui transforme un lieu de passage en lui donnant vie
Implantée dans un espace urbain longtemps délaissé, cette fresque participe à redonner visibilité, sens et attractivité à ce passage.
Elle attire le regard, suscite la curiosité, invite à s’arrêter. Elle transforme un passage fonctionnel en expérience, et contribue à une forme d’appropriation du site par celles et ceux qui l’empruntent.
Elle transforme un lieu du quotidien en expérience artistique, invitant à porter un autre regard sur l’environnement et à se l’approprier différemment.


Ce que ce projet a permis à la ville de Bayonne
Revalorisation d’un espace public peu visible
Création d’un point d’attractivité dans le quartier
Mise en récit de l’histoire locale
Appropriation par les habitants et les passants



❓ FAQ – Commande d’une œuvre en mosaïque dans l’espace public
Chaque commande artistique débute par un échange autour du lieu, de ses usages et des enjeux du territoire. En tant qu’artiste mosaïste basée au Pays Basque (intervenant notamment à Bayonne, Anglet et Biarritz), Elzarra conçoit des projets artistiques sur mesure intégrant une dimension sensible, territoriale et humaine.
Selon les besoins, le projet peut prendre la forme d’une fresque mosaïque, d’une mosaïque escalier, d’une mosaïque murale ou d’une installation artistique in situ. Chaque œuvre mosaïque est pensée en lien étroit avec le site et ses usagers.
Oui, la dimension participative est au cœur de nombreux projets. Elzarra développe des projets participatifs et de mosaïque collective impliquant habitants, scolaires, structures sociales ou publics spécifiques (EHPAD, centres sociaux, insertion).
Ces démarches prennent la forme d’ateliers mosaïque et d’ateliers participatifs, intégrant une véritable médiation artistique. Elles permettent de créer du lien social, de valoriser les personnes et de faire émerger une œuvre collective ancrée dans le territoire.
Les interventions peuvent s’adapter à de nombreux contextes :
Mosaïque espace public : rues, escaliers, places, parcours urbains
Mosaïque architecturale : murs, façades, sols
Mosaïque intérieure : équipements publics, lieux culturels, structures sociales
Mosaïque extérieure : aménagements urbains durables
Chaque création in situ est conçue comme un aménagement artistique capable de transformer un lieu en expérience sensible et de créer un véritable parcours artistique.
Oui, la démarche d’Elzarra repose sur une mosaïque écologique et une revalorisation de matières recyclées.
Carrelages, miroirs, objets du quotidien ou fragments collectés localement sont intégrés dans chaque création mosaïque. Cette approche donne naissance à des œuvres uniques, chargées de mémoire et de sens.
Dans certains projets, habitants et usagers participent en apportant des objets ou fragments personnels, contribuant à une mosaïque symbolique autour de la reconstruction, des fragments et de l’histoire du lieu.
Une œuvre mosaïque dans l’espace public permet de :
renforcer le lien social
valoriser un quartier ou un site
accompagner une transformation urbaine
créer un repère visuel et identitaire
À la croisée de l’art urbain mosaïque et de l’art contemporain mosaïque, ces projets participent à une décoration artistique durable et à une appropriation sensible des lieux.

